Les mensonges sur les CV peuvent être facilement détectés par une bonne présélection Mike McSally,  July 24, 2015

Les mensonges sur les CV peuvent être facilement détectés par une bonne présélection

Certains candidats croient que mentir sur leur CV peut leur donner un avantage et sont prêts à prendre le risque de le faire. Les gestionnaires d’embauche vigilants peuvent détecter ces mensonges, ce qui permet aux entreprises d’économiser du temps et de l’argent et de préserver leur réputation.

Vous connaissez peut-être Scott Thompson, George O’Leary et Dave Edmondson et ce qu’ils ont en commun. Ce sont toutes des personnes très en vue qui ont été renvoyées ou forcées à démissionner d’un poste pour avoir menti au sujet de leurs compétences et antécédents. On parle ici de personnes dont le salaire annuel était de 1 million de dollars ou plus. Si eux sont prêts à falsifier leur CV, bien d’autres le sont également.

Se faire prendre

La falsification de CV est plus répandue que jamais dans le monde des affaires moderne. Selon une étude de CareerBuilder, seuls 5 % des travailleurs admettent avoir falsifié leur CV. La même étude indique que 57 % des gestionnaires d’embauche ont découvert un mensonge dans une candidature.

De ce nombre, une majorité écrasante de 93 % a décidé de ne pas embaucher le candidat en raison du mensonge découvert. Il est très probable que quelqu’un ayant embelli son CV qui se fait prendre après son embauche subira les mêmes conséquences que Scott Thompson, l’ancien PDG de Yahoo : un congédiement.

Les mensonges les plus fréquents

Forbes dit que les mensonges les plus fréquents comprennent :

  • Mentir au sujet de ses diplômes
  • Exagérer des chiffres
  • Gonfler son salaire précédent
  • Mentir sur les dates
  • Se donner des titres plus importants

S’il est important de vérifier et de confirmer les compétences techniques des candidats, il est tout aussi important de s’assurer que le reste de leur CV est véridique.

Les entreprises ont généralement des valeurs essentielles et elles ne peuvent accepter de confier un poste d’autorité à une personne qui ment. Donc, comment peut-on détecter ces mensonges? Les entreprises effectuent pratiquement toujours une vérification des références avant de faire une offre. Imaginez un peu à quel point la perte de temps, d’efforts et d’énergie est immense si la vérification est effectuée à la fin du processus.

À méditer

  • Si tant de CV contiennent des faussetés, pourquoi est-il donc la première étape du processus de recrutement?
  • À quel point croyez-vous que vos recruteurs vérifient les antécédents de leurs candidats avant leur entrevue?
  • À quel point votre processus d’entrevue est-il en mesure d’éliminer les candidats qui ne sont pas qualifiés?
  • Avez-vous vérifié l’efficacité de votre méthodologie d’entrevue et recueillez-vous des données vous permettant d’évaluer la fréquence à laquelle vos gestionnaires hiérarchiques suivent votre méthodologie?
  • Maintenant que l’intégration culturelle est devenue très importante, à quel point êtes-vous certain que votre méthodologie d’entrevue peut cibler les correspondances culturelles?

Lors de l’affaire Scott Thompson, ce dernier a blâmé sa firme de recherche de cadres, qui, elle, a blâmé Thompson. En somme, je crois qu’il est extrêmement important qu’un recruteur puisse appuyer ses candidats en toute confiance. Et je crois également que les entreprises devraient approuver leurs partenaires de recrutement en s’appuyant sur leur capacité à proposer des candidats formidables possédant réellement les qualifications désirées.

Et bien que Scott Thompson et sa firme n’aient pas voulu assumer leurs responsabilités, je vous recommande de concevoir des méthodes tangibles pour tenir vos recruteurs responsables des candidats qu’ils recommandent.


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